J'écoute : le tohu bohu sans le comprendre
Je regarde : le tohu bohu et j'essaie de le dessiner
Je lis : ce qu'on écrit sur le tohu bohu
Je joue : mon rôle dans le tohu bohu
Je mange : et je m'en fiche partout
Je bois : ... et alors ????
Je cite : '' ça vous fera 34 euro et 65 cents''
Je pense : donc je fuis
Je rêve : ... éveillé
(mis à jour dimanche 7 janvier 2007 à 16:51)

28/02/2006

24/02/2006

24/02/06 - 15:44

Amour grippé

23/02/2006

23/02/06 - 16:32

guillemette a eu 20 ans aussi...

23/02/06 - 16:15

méga coup de vieux

Mon frangin rentre dans sa 16e année, me dépasse d'une demie-tête et devient une bombasse à la voix de cave.


je sens qu'il va bientôt me présenter des pouffes ...

16/02/2006

16/02/06 - 00:26

Entre autres ...

Je pense qu'il y'en aura demain sur cetrains petits murs du marais ...



J'ai honte .. c'est quand même top-moch'

14/02/2006

09/02/2006

07/02/2006

07/02/06 - 05:45

La vie comme un feuilleton du dimanche après-midi...

I.
C' était un petit bar sans histoire, tenu par deux folles dans une rue adjacente à l' autoroute des tarlouzes, j'aimais y boire des kirs violette et mirer mes 17 ans dans la glace jaune entre les bouteilles... Je m'asseyais à l' heure d'affluence et faisait chier le monde en ouvrant un grand cahier Canson sur le comptoir, en étalant mes crayons ( ce que je fais toujours d'ailleurs ), en ces temps là j'avais besoin de faire du shopping tous les jours pour me supporter;
Ainsi j'étais installé à griffoner aux milieu d' hommes d' âge divers, une pile de sacs griffés au pied du tabouret.
Le jeu c' était d' intriguer les badauds en restant silencieux et joli... Dans ma tour d' ivoire de pacotille je m' écoutais respirer et penser mal.

M' adresser la parole était une offense, je ne voulais pas qu' on me fasse la conversation; A-t-on jamais vu une Véléda saluer le japonais et sa caméra ?
Snobber eut-été trop facile et caricatural, je n'y cédais pas... En lieu de réponse à l' affront j'élaborais des attitudes interloquantes :

- J'étais autiste et bavait en poussant des râles absurdes,
- Je répondais en hurlant à chaque réponse,
- je pleurais... ou ...

Et c' était là une technique chérie, je conversait par l' intermédiaire d' esprits de dinosaures défunts. Il fallait qu'on adresse les questions à l' entité reptilienne à qui seule je donnerais mes réponses...
Les fâcheux fuyaient tous... et... j'étais certain de rester grâvé dans un souvenir... sans me rendre heureux, ça suffisait un peu.
Ils Fuyaient tous...

Ce fût la coupe du monde cette année là, l' euphorie avait gagné la clique épilée du petit troquet, dans les 28,5m² décorés en bleu-blanc-rouge je résumais mes habitudes de princesse sans royaume... Et ça meuglait le 12 juillet, ça meuglait grâve et stridant jusqu'à vriller l' air saturé de Mâle JPG et d' effluves de bière.

II

Que fis-je pendant que Zidane niquait ses 3 derniers neurones d' un coup de tête ?
J' ai dessiné madame, mademoiselle, monsieur... et j'ai rencontré monsieur M.

Que fais-t-on quand un homme prétend voir vos dinosaures et se plie à toutes les règles de votre lubie ..? On finit par avoir une conversation. M. était californien et vivait en France, en province dans un château, un vrai.

Ainsi les mois passèrent et de temps à autres, quand monsieur M. était à Paris, il me retrouvait au zinc en toc et nous discutions, M., les dinos et moi.
Et les mois passèrent encore un peu, j' acceptai de dîner en sa compagnie si nous emmeniions le dino préféré du jour, nous dinâmes trois soirées de suite dans les plus jolis endroits; trois soirées de tables à trois couverts dressés, à trois suites de plats servis.

Je mis fin au triolisme aussitôt après.

Les mois devinrent des années, j'avais rencontré un garçon avec qui je m'installais , M. en était ravi.
Ce qui me prit le plus de temps, c'est d'accepter qu' M. n'en veuille pas à mes charmes, il fût même toujours très distant... je ne lui avait d'ailleurs jamais connu d'amant, ce qui prit du temps, c'est d'accepter qu' M. était mon ami, un véritable ami. Il n' y avait pas de tour d'ivoire, j'étais assis dans le vide au côté des gens et quelqu'un s'était approché.

III

A 22 ans je connus une vilaine crise de tristesse, rien ne m' aurait fait lever du lit et je passais plus d'un mois allongé à pleurer et à craindre les moments où je devrais quitter la chambre pour uriner, chier, chercher à manger... je me lavais à peine.

Le garçon qui partageait ma vie était désemparé, il travaillait comme un fou pour devenir un Monsieur et rentrais le soir dans un foyer qui puait la mort.
Il finit par dormir sur le canapé, ne supportant plus de partager la couche dégoûtante d' un zombie. Les rôles inversés, je l'aurais vite quitté... Il ne le fît pas... Il attendait le jour où j' irais mieux mais ce jour ne venait pas.
M. appelait souvent, est-il utile de dire que je ne répondais à personne ?

C'était bientôt noël et je ne voulais toujours pas bouger, on s' inquiéta de plus en plus, on parla d' internement, ma mère vint. J'ai refusé de la voir, puis j'ai refusé la visite de mon frère,ma tante ,ma grand-mère...

M. s'imposa , me leva, me doucha, subit mes injures, il ne resta qu'une matinée et partit en laissant un billet d' avion, des clés, une lettre.

'' Voici les clés de ma maison de San Francisco, elle se trouve sur une plage, va et repose jusqu' à revenir toi-même...prends ton temps. Cette maison je l'ai quittée lorsque j'avais ton âge, c 'est la tienne si tu veux, c'est la tienne en fait, en voici l' adresse et les clés. Au revoir Jérôme.''

J' ai lu la lettre et rempli deux valises.

IV

C' était une maison de préfabriqué, toute grise, toute petite, toute poussièreuse... Êtes-vous jamais rentré dans une demeure après qu' elle eut-été fermée 30 années ?
Il y avait des draps sur les meubles, quelques cartons remplis de fatras... et tout le confort 'moderne'... comme dans ''la belle au bois dormant" la baraque et son équipement avaient dormi en attendant qu' on y revienne.
Une fois l' électricité et l'eau rétablies, j'ai entrepris de faire mon nid, j'ai nettoyé-rangé comme jamais auparavant.

Je n'ai pas fouillé, pas tout de suite, seulement, après une semaine de Castro ennuyeux et de balades sur la plage, j'ai entrepris de redécorer un peu... et j' ai un peu regardé dans les tirroirs et les armoires...

Des vieux albums jaunis, pas vraiment interessants, des pages et des pages de gens inconnus, sûrement la famille de M. .
Des magazines, des skis ... un tas de connerie vraiment...

Le seul meuble interessant fût une comode basse de la chambre principale, pleine de vêtements, des vêtements très chouettes, en bon état, pile ma taille.

V

Je l'aimais vraiment bien cette bicoque, finalement quelques voyages au shop du YMCA et dans les chineries avaient permis d'en faire un endroit très agréable et j' adorais parader dans les tenues trouvées dans la comode.
J' avais rencontré quelques locaux dans les bars, les boîtes, personne ne connaissait M. Je disais que j'avais décidé de m'installer, et pour m'installer socialement j' organisai une crémaillère en bonne et due forme, une magnifique crémaillère 'à la française'.

Il falait libérer mon sweet home du superflu, je devais aussi ranger le bureau-chambre dans l'éventualité où quelqu'un se déciderait à passer la nuit.
Le bureau-chambre était la pièce la plus encombrée, M. avait drapé la table et les commodes sans en dégager les surfaces au préalable. L'armoire était un vrac invraissemblable, un salmigondis de bouquins, de chiffons, de vaisselle et de bobines de super-huit... et le super-huit.

J'ai achevé un résultat général qui me satisfasse dans la seule journée, la maison pouvait accueillir du monde, le monde.
Je me sentais heureux, vivant, j'avais du mal à réaliser mon nouvel état, comme San Fransisco m'avait guéri alors que je faisait la tournées de mes endroits préférés puis des rares voisins connus de vue et que je distribuais mes invitations, cela ne dura pas.

De retour 'chez moi', le désoeuvrement m' inquièta, la nuit pas assez noire du rivage jetait ses ombres comme des menaces... je tournais en rond, je relisais les même magazines gratuits des bars encore et encore, scrutant les photos.
Couché je ne pouvais dormir, debout je n'avais rien à faire et ça me rendait fou... je m'entendais cliquer dans le vide... j' avais envie d' hurler et ne le pouvait pas... pourtant le lendemain je savais qu'il y aurait du monde .. la vie commençait... Il falait que je m'occupe jusqu'au matin, le matin j'irais faire des courses de bouffe. Et là j'ai repensé au super-huit.

VI

Ceux de vous qui me connaissent savent à quel point je suis incapable pour tout ce qui concerne les machines et la technologie... J'en ai bien chié pour faire fonctionner le bordel mais le bordel a marché au bout du compte.

Les images sont magnifiques, c' est la plage, c'est M. jeune avec des cheveux, il joue avec un chien, un joli bâtard, il lui lance un baton... c'est kitch à fond les ballons... la bobine est déjà finie.

Je refixe une bobine bien que le sommeil m' appelle enfin, j'en ai trop sué pour ne pas en regarder une autre.

Et là, je suis nu sur le lit de la grande chambre, enfin ce n'est pas moi mais le gars me ressemble terriblement, un grand brun aux oreilles un peu décollées... il a mon regard et mes mimiques, ce sont les mimiques qui nous rapprochent le plus... et nos sourires.

Il reste une quinzaine de bandes, je les regarde toutes, je suis hypnotisé, le garçon est sur presque toutes les vidéos, plus je le regarde, plus je trouve qu'il me ressemble. La dernière séquence que je visionne est la seule filmée par un(e) inconnu(e) : M. et le garçon pendent la crémaillère de la maison, ils s' embrassent, il y a des amis autour, ils ont l' air d' un film romantique qui finirait bien... dans le groupe des amis je reconnais le patron du Castro theatre.

VII

Je voulais appeler M. en France, j' aurais pu être en colère, il ne m'avait jamais parlé de ce garçon et de notre ressemblance, j'aurais pu être en colère mais je voulais juste savoir qui ce garçon était, où il était maintenant, je voulais me voir vieux, me voir.
Je voulais savoir, je voulais appeler M. mais je suis allé au Castro Theatre pour trouver mes réponses.

J'ai trouvé le patron sur le chemin, comme si c'était écrit, puisque toute cette histoire s'écrivait comme un feuilleton du dimanche après-midi. Je lui exposai mes découvertes... et il me raconta une histoire...

VIII

" J'ai menti quand tu m'as demandé si je connaissais M. , j'ai menti et tu dois me comprendre, tu as vu des images de David.

David était mon meilleur ami, il est mort en 1974.
Alors, imagine mes sentiments quand je t'ai vu, tu lui ressembles tellement, et tu viens me demander si je connais M. , si je connais la maison...
Je connais cette maison, je l'ai trouvée pour eux, j'étais agent immobilier à l' époque où David et M. ont décidé de s'installer ensemble, d'ailleurs j' étais un amoureux de M. à l'époque, c'est moi qui les ai faits se rencontrer... j' étais une peu leur bonne fée ( fairy godmother) sans le vouloir.
C'est une belle histoire que la leur.

J'étais à la Fac avec M en 1971. , quel beau mec, il faisait craquer toutes les gonzesses et bien entendu j'en faisait partie.Nous avions mathématiques ensemble et il m'a bien aidé à foirer la matière cette année là tant je le regardais.

Il n'avait pas l'air homo du tout mais je le cherchais quand même, je le harcelais avec des invitations pour aller boire un verre et il a fini par céder. Je voulais l' amadouer, convertir l'hétéro, ou m'en faire un pote au moins... j'étais amoureux, j'avais envie d' être avec lui. Je ne voulais pas dérâper ni qu'il se méfie, alors pour notre première sortie j'ai aussi invité mon meilleur ami, David.

Tu imagines bien comment se déroula la soirée, M. ne fut pas trop compliqué à convertir vu qu'il n'était pas du tout hétéro pour commencer ( j'aurais du m'en douter, il coordonnait ses chaussures et sa ceinture )... et c'est David qui a fini la nuit avec...

Leur relation est devenue très sérieuse dès le départ, David parlait de partir avec M. en Europe, de château dans les vignes, M. parlait de maison à San Francisco.

David sortit des études la même année et M. suivit, ils voulaient vivre ensemble... ce qui ne se fit pas avant une année pendant laquelle j'avais cessé les études à mon tour et pris le parti de travailler dans l'immobilier...

M. avait de l'argent, je leur ai trouvé une maison, ils étaient un couple model, notre groupe d'amis les enviait vraiment. On voyait qu'ils étaient heureux, heureux parce qu'ils s'étaient trouvés, c'était preque caricatural, eux deux. Des beaux mecs dans une jolie maison sur la plage ... et puis le chien qu'ils avaient recueilli...Beans.

C'est une belle histoire que la leur mais c'est aussi une histoire triste qui se termina vite.

David travaillait à la maison, il avait décidé d' être peintre.

M. travaillait pour son Oncle, un petit armateur.

David aimait se lever tôt et nager un peu quelque soit le temps, revenir pour préparer le petit déjeuner de M.

M. aimait attendre son bol et ses toasts le matin.

Mais un matin David n'est pas revenu pour préparer le bol et les toats, M. l'a attendu, attendu encore... puis il s'est inquiété.

Il est resté sur la plage toute la journée en attendant son retour et finalemnt la mer le lui a rendu au soir avec la marée haute...
On dit que les corps peuvent rester au large des jours avant de revenir, cette fois ci la mer n' aura pas eu le coeur de séparer les deux amants trop longtemps.

IX

M. n'est pas resté pour l' enterrement, il a fermé la maison et a disparu.
La famille de David a voulu faire ouvrir la maison mais elle était au nom de M.

J'ai entendu dire qu'il vivait en France, qu'il avait fait ce que David voulait, acheté un château dans les vignes.

J' ai récupéré Beans.


P.S. : Désolé pour les fautes d'orthographe... j'ai pas le courage de relire, j'ai mal au crâne.














06/02/2006

06/02/06 - 16:54

Me, myself and I...

05/02/2006

05/02/06 - 21:34

C'est beau l' Amûûûr...

05/02/06 - 21:12

Such a long trip...

04/02/2006

04/02/06 - 17:04

un pti grabouillage rapide pour le week end ... salut les loulous ...



BIG BISOU

03/02/2006

02/02/2006

02/02/06 - 17:15

spécial kassdédi aux mecs qui offrent des verres 'sans arrière-pensée'...

 

Le blog élémentaire

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pour que vous lisiez un truc un peu construit parfois, bande de connes.

procellus: avec du vomi de manchot dedans.



parce qu’il est unique et formidable.

: prof es coloriages

CHA :
mais attention ça rend accro… une nana bourrée de talent.

c'est lui le papa du beau Rick !



qui écrit bien même s'il s'habille chez l'abbé Pierre...







Monsieur WAWAWOUF ( le chien): avec un nom comme ça, j'suis obligé d'linker, en plus c'est génial


CALI: c'est tout simplement superbe.


l' énormissime KEK

PINK