A star is born
Je comptais les cercles dans la pièce, tout ce qui pouvait être un rond, si j’en trouvais 9 j'avais gagné... Les trois types mal réveillés récitaient des listes incompréhensibles, je léchais le goût du café sur mon palais, le type en bleu m’appuyait sur l'épaule... je m'assis. J'attendais de savoir si j'avais l'Escarre -nobel.
Même à l'école le temps ne passait pas si lentement, c'était comme du mauvais théâtre, j'étais dans la loge présidentielle avec mes gardes du corps, le spectacle chiassomerdatoire était soporifique, le public n'avait d'yeux que pour moi, jamais il ne regardait la scène...il faisait un peu semblant parfois. Je sentais bien que l'audience attendait mon discours, j'étais une sorte d' idole populaire depuis ma victoire sur les nains zombies.
C'est assez pénible un tel succès, j'allais d'interview en interview, je dormais dans des hôtels conceptuels un peu inconfortables mais très à la mode, toujours pleins... j'avais ma photo partout, on me citait en exemple, sans cesse on me demandait de raconter mes batailles et mon apothéose.
Finalement j'allais avoir ma récompense... on m'appelait pour mon speech...
Pour plaire à mes fans, j'ai raconté une fois de plus en fixant bien la caméra, je faisais un peu la moue pour être séduisant, j 'étais bien droit... il fallait que j'exige un écran de retour contrôle pour ma prochaine télé. J'ai vu leur émotion quand j'ai détaillé mon parcours du Jeudi-de-gloire.
Mon jour béni, quand j'ai trouvé le repaire des nains-zombies :
"Ce n'était pas évident d'entrer, j'ai escaladé la grille, j'ai brisé une fenêtre du premier étage. Les nains attaquaient une vieille dame, j'ai fait feu aussitôt, les nains survivants essayaient de me tuer avec leur cri...
j'ai achevé les derniers avec une massue, puis j'ai pris soin de leur crever l’œil droit à chacun pour ne pas qu'ils ressuscitent..."
La cérémonie s'acheva.. je partais en tournée... les flashs crépitaient, ma mère pleurait de joie...
Ma limo blindée arrivait…